Banco del Sur, le fer de lance de la souveraineté régionale des ressources naturelles
14 juin, 2010
En qualité de banque de développement “différente", Banco del Sur (Banque du Sud) tente de s’écarter de la gestion bancaire traditionnelle et de promouvoir des approches novatrices pour lutter contre les défis actuels du développement. La Banque considère le développement comme une question de souveraineté et en a fait son objectif ultime au niveau régional, en termes d'alimentation, d’énergie, de soins de santé et de ressources naturelles. Elle se distingue parmi les institutions financières de la région parce qu’elle est la seule à avoir placé la gestion des ressources naturelles et la lutte contre la dégradation des terres au rang de ses priorités stratégiques.
Fondée en décembre 2007, Banco del Sur favorise le développement économique et social des pays appartenant à l'Union des Nations sud-américaines (UNASUR) - Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Equateur, Uruguay et Venezuela - par la promotion de l'intégration sud-américaine dans le cadre d'une nouvelle architecture régionale qui bénéficiera d'un système monétaire régional stable et de sa propre devise pour ne plus dépendre des finances internationales. Son portefeuille prévu pour les 10 premières années s’élève à environ 20 milliards d'USD. Ces fonds proviendront exclusivement de la région et y seront réutilisés. Des mécanismes non apparentés au crédit seront le ‘label de qualité’ de la banque.
Le partenariat du MM et de Banco del Sur trouve ses origines dans l’atelier international intitulé « l’Environnement et la nouvelle architecture financière régionale », organisé à Quito en Equateur en août 2009, au cours duquel le MM a permis de concevoir le besoin urgent d’investissements dans la gestion durable des terres (GDT) comme une prémisse du développement régional. La Commission technique présidentielle équatorienne de Banco del Sur a ensuite décidé de donner davantage de relief à la dégradation des terres et à la désertification et a demandé une aide technique sur les instruments et les mécanismes financiers pour accroître les investissements dans la lutte contre la dégradation des terres et la coopération Sud-Sud.
Dans le cadre de son soutien, le MM a co-organisé un atelier consacré à la GDT pour partager son expérience en matière de promotion et de fer de lance des plates-formes financières régionales des initiatives dans d’autres régions du monde, afin d’appuyer la Commission présidentielle équatorienne de Banco del Sur en organisant une plate-forme régionale pour les investissements et le cofinancement visant à inverser la tendance à la dégradation des terres. L’atelier, qui s’est tenu à Quito en mai 2010, a été une excellente occasion pour lui de partager son expérience acquise lors de la Plate-forme d’investissements en vue d’une Gestion durable des terres en Mésomérique (PIMAST), l’Initiative des Pays d’Asie centrale pour la gestion des terres (CACILM), et d’autres actions semblables avec des représentants des Ministères des Finances, de l’Agriculture et de l’Environnement de l’Equateur, des institutions financières locales, des membres de la Banque, des universitaires et la société civile.
La Banque et le MM œuvrent actuellement ensemble à l’identification d’une initiative phare dans les zones affectées du Pérou et de l’Equateur, où Banco del Sur incitera à un soutien financier de la GDT par des instruments d’affectation spéciale plaidant en faveur d'investissements accrus dans ce domaine, avant que la Banque ne soit totalement opérationnelle.
Au moment où Banco del Sur entrera dans sa phase opérationnelle, le MM appuiera la Commission technique dans l’identification des critères de choix des meilleures sources de financement et modes de gestion des fonds.
Il s’agit de la première opportunité pour le MM d’influer sur les opérations de la nouvelle banque et de donner des conseils sur son portefeuille alloué à la GDT – une responsabilité aussi passionnante qu’importante.
Pour de plus amples informations :
M. Alejandro Kilpatrick, Coordinateur de programmes, Amérique latine et Caraïbes et le Programme financier du Changement climatique
Tél. +39 06 5459 2524
a.kilpatrick (at) global-mechanism.org
Mme Ines Chaâlala, Chargée de mission adjointe pour l’Afrique du Nord et la Coopération Sud – Sud
Tél. +39 06 5459 2548
i.chaalala (at) global-mechanism.org