Le pilier 1 du PDDAA : la gestion de la terre et de l'eau
2 mars, 2010
Le Programme détaillé du développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) est une initiative élaborée et gérée par l’Afrique servant à donner de l’élan à la productivité agricole en Afrique dans le cadre du nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD).
A l’invitation du gouvernement du Mali et sous la coordination du Secrétariat du NEPAD, 60 institutions sous-régionales, organisations internationales et des organisations d’exploitants agricoles fondées sur la collectivité se sont réunies à Bamako au Mali les 9 et 10 février 2010, pour valider le document cadre de l’atelier du pilier 1 du PDDAA portant sur la gestion de la terre et de l’eau. Cet événement est l’aboutissement de 12 mois de processus qui a nécessité une consultation approfondie avec les états africains, les collectivités économiques régionales et les partenaires du développement.
Le cadre élaboré par les principales agences techniques pour le pilier un, à savoir le Comité permanent inter-États pour le Contrôle de la sécheresse au sein du CILSS et l’Université de Zambie, est reconnu par toutes les parties prenantes, non seulement comme un outil technique pour l’identification et la préparation de programmes basés sur les bonnes pratiques, mais également comme instrument pour un alignement politique et des politiques, une transformation institutionnelle et une construction de coalition.
Le Mécanisme mondial (MM) a participé dans le cadre de sa coopération actuelle avec le Secrétariat du NEPAD par des apports d’informations au document dans l’optique de l’augmentation des fonds pour une gestion durable des terres (GDT) relevant de processus en cours dans le pays.
L’atelier a cependant fait trois recommandations pour améliorer quantitativement et qualitativement le document et son utilisation effective par les pays :
- Une meilleure capitalisation des outils de l’approche programmatique pour la GDT promue par TerrAfrica et les acquis obtenus par certains pays dans l’application de ces outils, dont l’Ethiopie, le Ghana, le Mali, la Mauritanie et l’Ouganda ;
- La nécessité de fonder les axes et les priorités du cadre sur une analyse de l’existant soutenue par des arguments et des faits scientifiques
- Le renforcement des liens entre le contenu du document cadre et les trois conventions environnementales, en l’occurrence la CCNUCC, la CNUBD et la CNULCD.
Pour de plus amples informations :
M. François Tapsoba, Conseiller financier régional pour l’Afrique francophone
f.tapsoba (at) global-mechanism.org