La Journée mondiale de lutte contre la désertification 2012

World Day to Combat Desertification 2012Cette année, la Journée mondiale de lutte contre la désertification, célébrée le 17 juin, tombe précisément trois jours avant que les chefs d'état et de gouvernements du monde n'arrivent à Rio de Janeiro pour la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, 20 ans après le premier Sommet de la terre des Nations Unies qui attira 178 nations et quelque 100 chefs d'état dans la métropole brésilienne.

La proximité de la Journée mondiale de lutte contre la désertification de la Conférence de Rio+20 ne permet pas aux spécialistes du développement durable d'éviter de se lancer dans une analyse critique portant sur les réalisations et les défaillances au cours des deux dernières décennies, et sur les mesures qui doivent être prises pour atteindre "L'avenir que nous nous sommes choisis" - le slogan lancé pour la manifestation de cette année et reflétant son approche uniquement participative. Cette approche a incité plus de 10 000 parties prenantes à brasser des idées susceptibles d'améliorer la planète et destinées à alimenter les 30 recommandations attendues, qui seront directement transmises aux dirigeants mondiaux et aux décideurs lors de la manifestation.

Il est indéniable que des trois traités issus de Rio, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) s'est vu accorder une attention politique et des financements bien moins importants que ses sœurs dans le domaine de l'environnement, à savoir les changements climatiques et la biodiversité - des concepts qui sont passés dans le langage courant et appartiennent désormais à la culture dominante. Il est tout aussi vrai cependant qu'une Convention associée au début à des « déserts qui avancent » s'est imposée en raison de son potentiel à aborder certains des plus grands défis du développement de notre temps - la production dans l'agriculture et les forêts pour des moyens de subsistance durables, la sécurité alimentaire, la croissance économique et la stabilité sociale.

Comme l'a déclaré Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la CNULCD, « La dégradation des terres [contribue] à alimenter l'insécurité alimentaire, la faim, la migration, la déforestation, l'instabilité politique et les troubles civils ; elle est également propice à l'accaparement des terres pour la production de denrées alimentaires et de biocombustibles ».

Dans un tel contexte, la Journée mondiale de cette année se centre sur le thème « Des sols sains sont l'assise de votre vie : œuvrons à une dégradation des terres nulle », qui sera poussé de l'avant par la CNULCD en vue de l'adoption de l'objectif du développement durable visant le Taux zéro net de dégradation des terres (ZNLD). Ce taux zéro est réalisable lorsqu'au cours d'une période donnée, une terre non dégradée reste saine et une terre dégradée est restaurée. Une telle approche est à même de garantir la sécurité alimentaire, d'atténuer la pauvreté rurale et la faim et de renforcer la résistance face aux enjeux environnementaux majeurs.

En s'adressant aux journalistes le 23 mai dans l'ancienne capitale allemande, Gnacadja a enjoint Rio+20 d'adopter un "objectif autonome sur l'utilisation durable des terres et de l'eau au profit et avec l'aide de tout un chacun dans l'agriculture, la foresterie, l'énergie et l'urbanisation, sous forme d'engagement dans le sens d'un monde à dégradation nul des terres”.

Le but consiste à atteindre le taux zéro de dégradation des terres d'ici 2030, le taux zéro net de dégradation des forêts d'ici 2030 et à favoriser la mise en œuvre de politiques d'anticipation de la sécheresse dans tous les pays qui sont enclins à ce phénomène d'ici 2020. Ces objectifs requièrent « l'engagement, le soutien et l'investissement actif de tous les acteurs des secteurs public et privé, de toutes les parties de la chaîne d'approvisionnement et de valeur liées à l'utilisation des terres, ainsi que des acteurs des collectivités locales. »

Enfin, le problème de la dégradation des terres ne peut être résolu isolément, parce qu'il est intimement lié aux autres questions qui ont réuni les chefs d'état et de gouvernement à Rio en 1992 - comment encourager le développement économique sans épuiser la planète pour les générations futures.

Tous les regards seront tournés vers Rio cette semaine pour surveiller de près une réunion mondiale primordiale sur le développement durable de notre époque. Une opportunité historique s'offre à nous d'ouvrir la voie dans le sens d'un monde plus sûr, plus équitable, plus propre, plus vert et plus prospère pour l'humanité entière.


Pour de plus amples informations :

Mme Elisabeth Barsk-Rundquist, Directrice de Programmes et responsable du Mécanisme mondial
Tél. +39 06 5459 2471
e.barsk (at) global-mechanism.org

 

À la une

10 Mai 2013

A side-event on "Climate Change Financing Opportunities for SLM in Africa" took place in Bonn, Germany during the eleventh session of the UNCCD Committee for the Review of the Implementation of the Convention (CRIC.11), to share the results of the GM's ongoing capacity building initiative in Africa on mobilizing climate change finance for SLM and identify the way forward and perspectives for future GM action in the Region.


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