Les dirigeants de près de 200 pays ont réitéré leurs engagements à l'égard du développement durable à Rio de Janeiro, au Brésil, le 22 juin 2012, en se prononçant en faveur de la croissance économique, du développement social et de la protection de l'environnement. Les chefs d'état et de gouvernement ont appelé à des « approches pluridisciplinaires et intégrées dans le sens du développement durable qui guideront l'humanité vers un mode de vie en harmonie avec la nature ».
La Conférence des Nations Unies sur le développement durable (CNUDD), connue également sous le nom de Rio+20, a reconnu l'importance des Conventions sur la Diversité biologique, les Changements climatiques et la Désertification, qui sont issues du fameux « Sommet de la Terre » organisé il y a 20 ans dans la ville brésilienne. La conférence de cette année, à laquelle ont assisté plus de 45 000 participants, tandis que 50 millions de personnes y prenaient part par le biais des médias sociaux, est tombée d'accord sur un processus visant à définir les objectifs du développement durable et a souligné l'importance que revêt la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement d'ici 2015.
Lors de la clôture des trois jours de réunion, les représentants nationaux ont entériné un document final de 49 pages intitulé « L’avenir que nous nous voulons », et ont décidé d'augmenter la productivité agricole durable au niveau mondial. Selon le texte, une économie verte contribuerait à favoriser l'éradication de la pauvreté tout en « maintenant le fonctionnement sain des écosystèmes terrestres ». Le sommet a également appelé à une « action urgente sur les modes non viables de production et de consommation ».
En constatant le besoin d'une « action urgente » en matière de dégradation des terres et de changements climatiques, Rio+20 a décidé de soutenir et de renforcer le travail de mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), dont le Mécanisme mondial est un organe subsidiaire. La communauté des nations « luttera pour atteindre un monde à taux neutre de dégradation des terres en ayant reconnu l'importance économique et sociale d'une bonne gestion des terres ».
« Nous avons constaté avec plaisir le soutien général à l'intégration de la considération des impacts et des avantages socioéconomiques d'une gestion durable et d'un emploi des ressources naturelles et des écosystèmes qui rendent des services essentiels, puisque cette démarche est liée à notre travail sur l'évaluation économique des terres » a remarqué Elisabeth Barsk-Rundquist, Directeur des programmes du MM. Sans rien perdre de sa pertinence par rapport au travail du Mécanisme mondial, les pays se sont vu demander de donner la priorité au développement durable dans leurs budgets tandis que des ressources et des mécanismes financiers en provenance de différentes sources étaient sollicités et qu'une exploration ultérieure des sources novatrices de financement était encouragée.
Tout au long des sessions plénières, les groupes de la société civile, les entreprises, les gouvernements et les universités ont pris quelque 500 engagements volontaires sur les activités du développement durable. De surcroît, le secteur privé a soumis plus de 200 motions d’engagement abordant des sujets comme les empreintes carbone, la reforestation et l'eau à la clôture du Forum sur la durabilité sociale de Rio+20. Cinquante-sept pays et quatre-vingt-six entreprises privées ont signé un communiqué sur la Comptabilisation du capital naturel, encourageant la prise en compte de la valeur des actifs naturels dans les systèmes de prise de décision commerciale et de comptabilisation nationale.
En avouant sa profonde préoccupation à l'égard du milliard de personnes vivant encore dans l'extrême pauvreté et alors que d'autres défis importants subsistent, le sommet mondial a braqué les projecteurs vers un développement qui bénéficient à la fois au genre humain et à la planète.






