Alors que le Myanmar s'oriente vers une démocratisation grandissante et une économie en voie de libéralisation, les opportunités de développement et d'échanges commerciaux foisonnent. À présent, les informations en provenance de ce pays ayant vécu durant plusieurs années en autarcie circulent, les touristes et le commerce affluent et les pays occidentalisés rétablissent leurs relations avec une nation, signataire de la CNULCD depuis 1997, qui a lancé son Programme d'action national (PAN) pour lutter contre la désertification en 2005.
Compte tenu des changements politiques récents, le Mécanisme mondial (MM) s'est rendu sur place entre le 21 et le 25 avril 2012 pour discuter des financements en faveur de la gestion durable des terres et des forêts (GDTF), une visite au cours de laquelle il a rencontré le Ministre de l'environnement, des fonctionnaires des ministères de l'agriculture, du bétail et des transports du Myanmar, des organisations internationales, des ONG et des entités bailleurs de fonds à Yangon et Nay Pyi Taw.
Ces entrevues ont débouché sur une meilleure compréhension des questions liées au financement en faveur de la GDTF, à la suite de quoi un accord a été passé concernant la nature de la future collaboration. Le MM apportera son soutien au renforcement des capacités au sein des fonctionnaires d'état et d'autres parties prenantes dans des domaines comme la GDTF, le financement des changements climatiques, le développement minimum d'un projet, bailleurs à l’appui, dans les zones les plus dégradées, la facilitation d'un échange de connaissances sous-régional entre le Vietnam et le Myanmar, et une évaluation des flux financiers actuels pour identifier les lacunes et les sources de financement potentielles.
“Avec quelques investissements initiaux, nous espérons semer les graines d'une mobilisation ultérieure des ressources au Myanmar", a expliqué Camilla Nordheim-Larsen, Coordonnateur du MM pour le programme de l'Asie et du Pacifique. Elle a, par ailleurs, ajouté que, selon des propos récents de Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations unies, le Myanmar recevait fondamentalement moins d'aide au développement par habitant que ses voisins lorsqu'il sollicitait des investissements de la part de la communauté internationale.
Dans le cadre de son objectif global d'amélioration des moyens de subsistance et des communautés au Myanmar, le MM s'associera en partenariat à l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), laquelle fournira une expertise technique sur les problématiques forestières, et au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) engagé dans le pays depuis 1994.
Le centre du Myanmar, que l’on appelait anciennement la Birmanie, est occupé par une zone connue comme la "région aride", abritant environ un tiers de l'ensemble de la population. Cette région se trouve confrontée à de graves phénomènes de dégradation des terres, de déforestation, de sécheresse et d'insécurité alimentaire. En dépit de ses ressources naturelles et de son couvert forestier occupant 47 pour cent du territoire, le Myanmar se classe parmi les pays les plus pauvres au monde.
Pour de plus amples informations :
Mme Camilla Nordheim-Larsen, Coordonnateur de programme, Asie et Pacifique
Tél. +39 06 5459 2061
c.nordheim-larsen (at) global-mechanism.org






