Le monde des affaires international a décelé des voies permettant d'accélérer le développement vert au Sommet mondial "Business for the environment " (Entreprises pour l'environnement - B4E) de Berlin, en Allemagne, des 21 au 23 mai 2012. Sur le thème "Collaborer, innover, agir - Atteindre l'économie verte", le sommet a débattu de l'essor à donner au développement durable compte tenu des perspectives d'une croissance démographique qui passera à neuf milliards de personnes en 2050, de la pression accrue sur les ressources naturelles et de la nécessité de préserver la planète.
Les cadres d'entreprise, les experts industriels et les dirigeants du monde présents à la conférence se sont confortés dans leur décision de créer des modèles d'entreprises qui ne se limitent pas à être rentables, mais se montrent également respectueux de l'environnement et socialement responsables en imaginant des actions que le secteur privé puisse adopter à la recherche d'une économie verte.
Les entreprises privées se considèrent comme des coureurs de tête, comme l'ont révélé les discussions tournant autour des innovations au cours de la conférence de Berlin. Cette position avantageuse - qui doit déboucher sur des actions concrètes - leur procure une forte influence sur le marché. En axant leurs efforts vers l'utilisation durable du patrimoine naturel, certaines sociétés ont commencé à formuler des normes et des réglementations claires pour mesurer et enregistrer l'incidence de leurs activités sur l'environnement.
“Un nombre grandissant de sociétés aimeraient mesurer la valeur des services écosystémiques qu'elles exploitent”, a expliqué Siv Oystese, Coordonnatrice des instruments économiques et des finances novatrices du Mécanisme mondial (MM), en citant l'exemple de Puma. Cette marque de vêtements de sport a mené une enquête sans précédent sur l'incidence de ses activités et de la chaîne d'approvisionnement sur l'environnement pendant un an. Pour 2010, elle était évaluée à 145 millions d'euros : ce chiffre tient compte d'une modification des émissions de gaz à effet de serre, de la consommation d'eau et de l'utilisation des terres au niveau de la production de matières premières, de la pollution de l'air et des déchets.
Lors du B4E, le MM a attiré l'attention sur l'importance de l'évaluation économique des terres (EET) - une initiative mondiale qui encourage la prise de décisions en connaissance de cause en matière d'économie des transactions d'origines foncières, des investissements dans les terres et les biens naturels, et de l'adoption de la gestion durable des terres (GDT). Par le biais d'un consortium scientifique intitulé « Proposer des options durables d'utilisation des terres » (OSLO), l'initiative EET entreprend des études qui évaluent les bénéfices nets de la GDT et du rendement socioéconomique sur les investissements responsables. En collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD), le MM accueillera une manifestation en marge de RIO+20 sur l'approche EET et ses apports à l'économie verte.
Les conclusions du Sommet B4E de cette année méritent d'être surveillées de près puisqu'elles seront au centre d'une campagne multimédia mondiale sous le slogan "De grandes idées pour un avenir durable" au cours de la période préparatoire au Sommet de la terre au Brésil et feront vraisemblablement l'objet des discussions des décideurs.
Pour de plus amples informations :
Mme Siv Øystese, Coordonnatrice, Instruments économiques et finances novatrices
Tél. +39 06 5459 2782
s.oystese (at) global-mechanism.org






