Initiative des Pays d’Asie centrale pour la Gestion des terres (CACILM)

Depuis 2001, le MM travaille en collaboration étroite avec les pays d’Asie centrale (CAC), à savoir le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l'Ouzbékistan. En réponse à la sévérité du problème de la dégradation des terres et de la pauvreté, le MM s’est fait le fer de lance du montage du Partenariat stratégique pour la mise en œuvre de la CNULCD dans les pays d’Asie centrale (SPA) – un consortium multi-bailleurs désigné pour améliorer la collaboration entre ces pays et leurs partenaires extérieurs.

Les institutions bilatérales et multilatérales suivantes sont membres du SPA : la Banque asiatique de développement (BASD), l’Agence canadienne de développement international (CIDA), le Projet CCD de l’Agence allemande pour la coopération technique (GTZ), le Mécanisme mondial de la CNULCD, le Centre international de recherche agricole dans les zones arides (ICARDA), le Fonds international pour le développement de l’agriculture (FIDA), l’Agence suisse pour la coopération au développement (SDC), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et la Banque mondiale (BM).

Le principal résultat du SPA s’est traduit par l’Initiative des pays d’Asie centrale relative à la gestion des terres (CACILM), un programme décennal multinational et multi-bailleurs du Fonds pour l’Environnement mondial (FEM), qui promeut la gestion durable des terres (GDT).

La CACILM est le fruit du travail commun des Pays d’Asie centrale, de la SPA et d’autres institutions, sous l’égide de la BASD. Le MM a apporté un soutien technique et financier au processus, en intégrant également la Gestion durable des terres (GDT) dans les cadres programmatiques des membres restreints du SPA. Il a également pris une part active dans la négociation de l’enveloppe financière pour la phase de lancement.

On estime que d’ici 10 ans, 1,4 milliard $ US auront été investis dans les activités liées à la GDT dans les pays d’Asie centrale. La phase de lancement est financée à hauteur de 155 millions $ US par des apports en provenance des pays (25 millions $ US), du FEM (20 millions $ US) et des partenaires du développement (110 millions $ US).

Chaque membre des CAC a élaboré un Cadre programmatique national (CPN) pour lutter contre les causes profondes de la désertification. Les résultats escomptés des activités de mise en œuvre dans ce cadre programmatique débouchent sur :

  • Un environnement favorable à l’accroissement des investissements dans la GDT par son intégration au sein des cadres politiques, législatifs, institutionnels et incitatifs ;
  • Une capacité institutionnelle accrue en vue de l’adoption d’une planification intégrée d’utilisation des terres et des méthodes de GDT ;
  • Une réhabilitation et une productivité accrue des terres choisies, menant à des moyens de subsistance améliorés, des recettes en devises, la sécurité alimentaire et une pression réduite sur les écosystèmes menacés ;
  • Une intégrité écosystémique renforcée s’accompagnant d’une amélioration de leurs services ;
  • Un engagement majeur de la société civile et d’autres acteurs dans le processus de mise en œuvre de la CNULCD.

En bénéficiant des économies d’échelle, des activités spécifiques multi-pays seront entreprises en complément d’actions nationales, incluant :

  • Un renforcement des capacités pour l’intégration de la GDT et l'assurance d'une planification et d'une gestion intégrées de la GDT ;
  • L’élaboration d’un système d’informations sur la GDT ;
  • La recherche dans le domaine de la GDT ;
  • La diffusion d’informations et la gestion des connaissances.


Pour de plus amples informations :

Mme Camilla Nordheim-Larsen
Chargée de programme de l’Asie et du Pacifique
Tél. +39 06 5459 2061
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