Élaboration de stratégies financières au service de la GDT

Une réponse stratégique au financement de la GDT : dans quel but ?

La CNULCD a créé le Programme d'action national (PAN) en guise d'outil principal pour traiter la dégradation des terres au niveau national. Bien que la plupart de ces programmes aient saisi les aspects techniques étendus de la désertification et certains éléments stratégiques, des approches programmatiques dans d'autres secteurs, comme l'agriculture, l'eau et la gestion des forêts, ont bénéficié d'un soutien politique de plus haut niveau au sein du pays.

La stratégie de financement de la GDT nécessite donc l'adoption d'une approche flexible tenant compte des réalités du pays. Alors que les bailleurs alignent de plus en plus leurs priorités sur celles des pays bénéficiaires, inscrire la gestion durable des terres (GDT) au nombre des priorités nationales du développement s'avère d'une importance vitale.

Le financement durable de la GDT appelle une approche stratégique à long terme et intégrée à sa perspective, en établissant des liens entre différents processus de développement pertinents au niveau national.

En réponse à ces exigences, le MM a élaboré le concept de la Stratégie financière intégrée (SFI) pour une gestion durable des terres.

La Stratégie financière intégrée

De quoi s'agit-il ?

La Stratégie financière intégrée se présente sous forme de processus structuré soutenant les pays dans la mobilisation d'un amalgame de ressources financières pour financer des projets et des programmes liés à la GDT.

L'objectif ultime de la stratégie est d'assurer un financement adéquat, prévisible et durable en ouvrant la voie à l'établissement d'un Cadre d'investissement intégré (CII) pour la GDT, comme le stipule la Stratégie décennale de la CNULCD. Le CII est un accord global entre des partenaires nationaux et internationaux regroupant des fonds provenant d'un large éventail de sources au service de la GDT.

Comment fonctionne la SFI ?

La SFI adopte une approche flexible pas-à-pas favorisant une dynamisation des investissements dans la Gestion durable des terres. Le point de départ de toute SFI repose sur une analyse approfondie du climat d'investissements actuel pour une allocation des ressources. Les obstacles qui auraient entravé les flux financiers en direction de la GDT sont identifiés, afin de préconiser des actions pour améliorer cet environnement.

Une fois que la situation est claire, la SFI s'efforce d'intégrer la GDT au sein des priorités nationales de développement et d'investissements dans les politiques clés de développement et leurs processus, comme les Stratégies de réduction de la pauvreté et les cadres budgétaires nationaux. Connue sous le nom d'intégration, cette étape clé dans la promotion des investissements en faveur de la GDT permet d'accroître l'allocation budgétaire intérieure et d'attirer davantage d'investissements internationaux publics et privés.

Grâce à cette stratégie, les opportunités pratiques de financement sont repérées parmi plusieurs sources, en l'occurrence le budget intérieur du pays, des sources internationales et des mécanismes de financement novateurs, tels que ceux du changement climatique et des initiatives commerciales.

A la fin d'un processus de Stratégie financière, on s'attend à ce que la GDT soit inscrite au nombre des secteurs prioritaires nationaux bénéficiant d'un Cadre d'investissement intégré (CII) défini et dotée d'une liste de projets et de programmes financés. Le CII est sans cesse mis à jour, en fonction de l'entrée en vigueur des nouveaux accords financiers.

Qui est concerné ?

Prise en charge par le pays, la SFI est un processus élaboré et entrepris par un consortium de partenaires sous la direction du Ministère Point focal de la CNULCD, avec le soutien du MM. Les partenaires comptent des organes gouvernementaux nationaux, des agences internationales du développement, des organisations de la société civile et le secteur privé. Les approches dans l'élaboration d'une SFI diffèrent systématiquement d'un pays à l'autre. Bien souvent, la coordination de plusieurs processus, préexistants ou nouveaux, s'avèreront nécessaires. Quel que soit son format, la SFI doit convenir aux conditions environnementales, politiques, économiques et institutionnelles nationales du pays.

Le partenariat est crucial dans ce domaine, puisqu'il fournit la meilleure chance d'accroître les investissements au niveau des terres.  En effet, l'un des principes fondamentaux de la SFI consiste à réunir des acteurs provenant de divers secteurs afin que le dialogue se noue entre ceux qui n'auront eu jusque là que peu d'interaction. Après tout, nombreux sont les objectifs convergents des ministères du commerce, des finances, de l'agriculture et de l'environnement. L'interaction entre les organismes nationaux s'avère donc primordiale pour saisir la véritable valeur des terres productives dans des problématiques comme la croissance macro-économique, le changement climatique et le commerce. Mais sa qualité essentielle réside dans le renforcement de la perspective d'un financement accru pour la mise en œuvre de la CNULCD.

Integrated Financing Strategies for Sustainable Land Management (336.46 kB)

 

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